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Comment conjuguer le verbe descendre au passé composé ?

Victor — 08/06/2026 16:42 — 7 min de lecture

Comment conjuguer le verbe descendre au passé composé ?

On l’a tous vécu devant un devoir de français : le stylo qui s’arrête net au-dessus du papier, l’hésitation entre a descendu ou est descendu. Pourtant, les conjugaisons, on les a répétées des dizaines de fois à l’école. Aujourd’hui, c’est devenu flou. Et ce n’est pas faute d’avoir appris. Le verbe descendre, en particulier, reste une énigme pour beaucoup, à cause de son double comportement grammatical. Alors, comment s’y retrouver ?

Les bases de la formation du passé composé pour descendre

Le choix crucial de l’auxiliaire

Le verbe descendre ne se conjugue pas toujours avec le même auxiliaire au passé composé. Cela dépend du sens. Quand il exprime un déplacement, un mouvement du sujet lui-même vers un niveau inférieur, il s’emploie avec l’auxiliaire être : « Je suis descendu au sous-sol ». Mais s’il indique une action sur un objet – par exemple descendre des cartons, la poubelle ou les bagages – alors c’est l’auxiliaire avoir qui prend le relais : « J’ai descendu les valises ». La nuance n’est pas anodine : elle change toute la logique de la phrase.

Ce double emploi n’est pas une exception, mais une règle qui découle du sens profond du verbe. Et c’est précisément cette subtilité que beaucoup oublient. Pour ceux qui veulent renforcer leur maîtrise de la langue française, escoueron.org propose des ressources pédagogiques claires pour mieux comprendre les structures grammaticales.

La règle de l’accord du participe passé

Avec l’auxiliaire être, le participe passé descendu s’accorde en genre et en nombre avec le sujet : « Elle est descendue », « Ils sont descendus », « Elles sont descendues ». C’est une règle classique des verbes pronominaux et des verbes de mouvement. Mais avec avoir, l’accord est différent. Le participe passé s’accorde uniquement si un complément d’objet direct (COD) est placé avant le verbe. Or, dans la majorité des cas, le COD suit le verbe : « J’ai descendu les paquets ». Donc, pas d’accord. Mais si on dit : « Les paquets que j’ai descendus », alors on accorde, car le COD est avant. Le piège ? On oublie souvent cette inversion.

L’usage des deux auxiliaires selon le contexte

Des exemples concrets pour ne plus se tromper

Pour bien ancrer la différence, prenons des situations du quotidien :

  • Mouvement personnel 🚶‍♂️ : « Je suis descendu prendre mon courrier »
  • Action sur un objet 🎒 : « J’ai descendu mon sac à l’entrée »
  • Transport d’un chargement 🧳 : « Nous avons descendu les meubles à la cave »

Les formes complètes selon le pronom sujet :

  • Avec être : je suis descendu(e), tu es descendu(e), il/elle/on est descendu(e), nous sommes descendu(e)s, vous êtes descendu(e)s, ils/elles sont descendu(e)s
  • Avec avoir : j’ai descendu, tu as descendu, il/elle/on a descendu, nous avons descendu, vous avez descendu, ils/elles ont descendu

La clé ? Se demander : est-ce que je bouge, ou est-ce que je fais bouger quelque chose ? C’est ça, la logique du mouvement.

Pièges fréquents et nuances de sens

Le verbe descendre en tant que transitif

Le piège classique vient d’une confusion de sens. On entend parfois : « Il a descendu l’escalier ». Grammaticalement, c’est incohérent. Pourquoi ? Parce que l’escalier n’est pas un objet que l’on manipule. On ne descend pas l’escalier, on descend par l’escalier. Le verbe est ici intransitif : il décrit un déplacement, donc il exige l’auxiliaire être. On dit donc : « Il est descendu par l’escalier ». En revanche, si l’on dit « Il a descendu les bagages par l’escalier », là, le COD (les bagages) est bien manipulé – donc avoir est justifié. Le réflexe à avoir : repérer si un objet direct suit immédiatement le verbe. Si oui, c’est sans doute le transitif. Si non, penchez vers être.

Synthèse rapide des conjugaisons au passé composé

Tableau avec l’auxiliaire être

Quand le sujet est en mouvement, on utilise être. Le participe passé s’accorde. Voici les formes au masculin singulier :

  • Je suis descendu
  • Tu es descendu
  • Il est descendu
  • Nous sommes descendus
  • Vous êtes descendus
  • Ils sont descendus

Tableau avec l’auxiliaire avoir

Quand on agit sur un objet, on utilise avoir. Le participe reste invariable si le COD suit le verbe :

  • J’ai descendu la poubelle
  • Tu as descendu les dossiers
  • Il a descendu le piano
  • Nous avons descendu les cartons
  • Vous avez descendu la machine à laver
  • Ils ont descendu les courses

Variations selon le genre

Attention aux accords au féminin, surtout avec être. Une femme dit : « Je suis descendue ». Deux femmes : « Elles sont descendues ». En revanche, avec avoir, si le COD est féminin et placé avant, on accorde : « Les valises que j’ai descendues étaient lourdes ». Mais si le COD est après, pas d’accord : « J’ai descendu les valises ». C’est une règle qui semble capricieuse, mais elle suit une logique interne bien établie. L’important ? S’entraîner à repérer la position du complément.

Récapitulatif visuel des terminaisons

Sujet Passé composé avec Être Passé composé avec Avoir
Je suis descendu(e) ai descendu
Tu es descendu(e) as descendu
Il / Elle / On est descendu(e) a descendu
Nous sommes descendu(e)s avons descendu
Vous êtes descendu(e)s avez descendu
Ils / Elles sont descendu(e)s ont descendu

Ce tableau résume les deux usages principaux. L’essentiel est de ne pas confondre les contextes. Y a pas de secret : c’est l’usage qui guide le choix. Et comme pour tout en grammaire, la pratique vaut mieux que la théorie.

Les questions récurrentes des utilisateurs

J’ai entendu quelqu’un dire ‘il a descendu l’escalier’, est-ce correct ?

Non, cette formulation est grammaticalement douteuse. On ne fait pas descendre un escalier – on descend par ou dans un escalier. Le verbe exprime ici un mouvement du sujet, donc il doit s’employer avec l’auxiliaire être : « Il est descendu par l’escalier ». L’usage de avoir suggère une action sur un objet, ce qui n’est pas le cas ici.

Que se passe-t-il si j’oublie l’accord au féminin pluriel avec être ?

Une erreur d’accord comme « Elles sont descendu » au lieu de « Elles sont descendues » est fréquente à l’oral, mais elle nuit à l’écrit. Ce type de faute est souvent repéré dans les dictées ou les rédactions. Avec l’auxiliaire être, l’accord est obligatoire. Le faire, c’est montrer une maîtrise fine de la langue. Ce n’est pas la fin du monde, mais c’est ce genre de détail qui fait la différence.

Existe-t-il une règle officielle de l’Académie sur ce double auxiliaire ?

L’Académie française ne donne pas de règle spécifique à chaque verbe, mais elle confirme la distinction entre emploi intransitif (mouvement) avec être et transitif (action sur un objet) avec avoir. Cette double construction suit la logique générale des verbes de mouvement. Elle est stable, reconnue, et enseignée dans tous les manuels sérieux. Ce n’est pas une exception, c’est une règle de fond.

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